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Neocastello, Newcastle, Château-Neuf, ils s’y sont tous essayés, mais l’authentique, c’est le Neuchâtel Openair Festival. Du 12 au 15 juin prochain, c’est lui qui va rythmer les Jeunes-Rives, en te prenant par la main et en te faisant valser dans une foule d’acharnés, tous prêts à foirer. Dans une autre vie, on avait déjà écumé les Jeunes-Rives et c’est ici même que nous avions vu le premier pogo organisé de l’histoire du métal. Une foules de malandrins aux mèches noires se mettent en rond, pour laisser place au squelette désarticulé d’une gothique aux bottes à piques et à son amant, crête de coke.

L’année dernière fut un cru salement dégeulasse pour le Festi’Neuch. D’un goût bien pire que la piquette servie à la fête des vendanges. L’idée de se réinventer avec une nouvelle direction était alors fondamentale, nous explique Antonin Rousseau, directeur et programmateur du festival. Ils ont d’ailleurs débuté par décaler les dates des festivités à mi-juin, histoire d’avoir un peut plus de chances de soleil. Pas très téméraires, les festivaliers ont boudé leurs cirés et leurs bottines de plastique. Le line-up est alléchant, avec son lot de guimauve, son lot de chauvinisme, son lot de superstar et son lot de talent. L’équilibre joue casino en notre faveur.

Il faut dire que d’un point de vu timing, le Festi’Neuch, pour les partisans du moindre effort, c’est la préparation de base pour la saison, entre le Caribana, le Chocolate, et avant les Eurocks, Le Montreux Jazz et le Paléo. Nous, on s’est jamais vraiment arrêté, et nos oreilles ont gardé le pli. Ce n’est pas moins de 35 000 festivaliers en moyenne, 70 heures de musique sur 4 jours, 7 scènes en comptant les afters party, et une plage. Il y a donc de quoi se délecter, et entre nous, ne nous dites pas que, cette saison, vous ferez les poltrons à rester terrés dans vos trous ?

Faire une grosse night, dans le centre d’une ville Suisse est assez tendax. Arpentés par l’équivalent de la BAC mais en plus moche, il fait pas bon tout faire. La recette de l’open air de Neuchâtel a fait ses preuves car l’image bien polie du jour s’efface au profit d’un bordel sans nom aux Afternatives. Tout ce qu’on veut.

Le concept de communication 2014 Onde de choc représente la secousse sensée être ressentie par les festivaliers en foulant le sol du Festival : « une multiplication de shows musicaux grandioses et d’artistes inattendus à apprécier dans un cadre sublime qui incite à la détente et à la fête ». Evidemment, les gars de la com’ n’allait pas nous dire que c’était de la merde. En tout cas, nous, on signe déjà pour le cadre et pour s’arracher les oreilles avec Paul Kalkbrenner. On fera un remake de Half Baked avec Snoop Lion et on tentera de conclure avec Suuubs.

Pour aller plus loin :

http://www.festineuch.ch/

 

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