La-contre-culture-c-est-l-espoir-utopique-de-construire-un-paradis-terrestre_w670_h372

 

On dit toujours qu’en temps de crise, la culture prend une sacrée claque. Effectivement, surtout dans ta tête. La crise, c’est avant tout une excuse à la flemmardise des professionnels de la mauvaise foi. On est dur avec vous, mais c’est volontaire. Pas d’excuses à la médiocrité populaire alors que pour certains les sardines serrées dans une boîte rappellent plutôt le seul repas où il a de la viande depuis deux semaines ou les conteneurs dans lesquels on entasse les familles de réfugiés. Un peu minimalistes, on nous a toujours reprochés de confondre l’appareil de télévision avec son contenu – bien que les deux nous déplaisent. Mais admettons, ici et aujourd’hui, qu’une télévision, dans notre monde contemporain,  a plus sa place dans les chiottes que dans nos chambres. Déjà parce qu’on y passe moins de temps, et puis surtout parce que le vomi de nos trous de balle respectifs est nettement plus à l’image de ce qu’on trouve dans notre lucarne. C’est d’ailleurs surprenant puisque le rapport des inspections générales des finances et des affaires culturelles, publié en janvier dernier, comptabilise la totalité des crédits alloués au secteur télévisuel lorsqu’il nous explique que l’Etat français octroi 13,9 milliards d’euros à la culture.

Jetons un œil un peu plus attentif  au cinéma online casino français. Nous pouvons se féliciter de disposer, en France, avec les 28 millions d »euros de l »avance sur recette, d »un système qui donne sa chance aux cinéastes débutants. Il existe également un panel relativement intéressant de subventions disponibles aidant les professionnels du septième art. Mais est-il normal que des professionnels confirmés profitent de l’ensemble d’un système de financement qui ne leur est, somme toute, que très peu utile puisque leurs blockbusters atomisent les Gole-mon et autres Pâté pour chiens. Ne vous offusquez pas, il est hors de questions que vous deveniez tous hipsters élitistes sans goût et sans couleur. Choisissez simplement ce dont vous avez envie, ce n’est pas plus compliqué que cela. Bien-entendu, nous concédons qu’il vous faille un effort surhumain pour décider de tout ça, mais croyez-nous, une cure de Skyrock vous fera le plus grand bien : plus personne pour hurler dans vos oreilles le matin et fini la violence gratuite contre les chats marseillais.

Vous en rendez-vous compte ?  57,8 milliards d »euros, soit 3,2 % du PIB représente le poids de la culture dans la richesse nationale. Autant que l »agriculture et l »agroalimentaire, deux fois plus que les télécommunications, sept fois plus que l »industrie automobile. C’est prêt de 800 000 personnes qui bouffent grâce à tout ce tintamarre ; alors de l’art au lard, ne vous inquiétez pas, il aura toujours quelqu’un pour prendre un peu de gras.