Quatrième jour du Festival de Cannes, c’est la mi-séjour pour moi alors que ça vient de démarrer pour les vrais professionnels du métier. Deux projections officielles ce soir, Saint Laurent de Bertrand Bonello et Relatos Salvajes de Damian Szifron, dont je n’ai malheureusement pas eu d’échos, les journalistes étant maintenant overbookés.

La salle du Soixantième dans laquelle j’ai vu Captives

La salle du Soixantième dans laquelle j’ai vu Captives

Pour ce qui est des sélections parallèles, c’était le temps pour moi de découvrir en séance du lendemain Captives d’Atom Egoyan, un film canadien avec Ryan Reynolds, Rosario Dawson, Mireille Enos, Scott Speedman et Kevin Durand. Contant l’histoire d’un enlèvement d’une jeune fille par un supposé pédophiles, Captives est une mauvaise variation sur le thème de l’enlèvement d’enfants, qui souffre terriblement de la comparaison avec l’excellent Prisoners de Denis Villeneuve. En effet, le film tente d’être original avec une construction plutôt courageuse en multiples flashbacks mais le spectateur finit par s’y perdre et si les acteurs sont plutôt bons, ils ne peuvent sauver un script rempli de défauts et de facilités. Par exemple, la scène d’ouverture nous présente un type moustachu qui écoute de l’opéra face à un miroir. Sans surprise, c’est le bad guy (no spoilers here, on l’apprend au bout de quelques minutes de métrage). Les péripéties s’enchaînent trop facilement et si Ryan Reynolds est plus convaincant que Hugh Jackman, Scott Speedman (malgré tout l’amour que je lui porte) n’est qu’un sous-Jake Gyllenhaal. C’est très dommage. Ajoutez-y une musique particulièrement pénible et on obtient un film médiocre, pas forcément déplaisant, mais pas réellement intéressant.

La belle vue de Cannes à la Pool Party, probablement la seule bonne chose.

La belle vue de Cannes à la Pool Party, probablement la seule bonne chose.

Après ça, c’est le moment de se reposer un peu. Mon festival se termine le 21, il faut donc reprendre des forces. C’est-à-dire se balader sur la plage à manger 3 boules de sorbet citron et sipper des mojitos. Et j’ai fini par découvrir la face vaniteuse de Cannes : on parle de pool parties avec des mecs qui ramènent des toiles pour peindre, un bar en rooftop avec des mojitos à 15€ et des softs à 10€. Après ça, c’est le moment de se trouver une soirée pour démarrer la nuit. Nous sommes le soir de la projection de Welcome to New York d’Abel Ferrara, sa variation sur l’histoire DSK et tout le monde veut rentrer dedans. Evidemment, seuls les invités y parviendront, avec leurs connaissances, ce qui est une sorte de résumé de Cannes : sans connaissance, vous n’êtes rien. J’ai fini sur le bateau Arte, une soirée plutôt sympa open bar sur un yacht où on a pu déguster un Gin – jus d’Orange plutôt pas mauvais en écoutant de la musique des années 80, tous habillés en costard : Scarface en vrai. Mais les soirées à Cannes s’arrêtent entre 1 et 2h, c’est donc le temps de rentrer à l’appartement pour se reposer avant la projection d’un thriller coréen demain à 9h du mat’ (ce qui veut dire queue à 8h) en passant par le Cinéma de la Plage qui me conforte dans mon choix de ne pas être allé découvrir Le Bon, la Brute et le Truand ce soir : son désynchronisé, sous-titres tous petits, bruit pénible alentour et grosse soirée à côté, cela devait être assez pénible.

 

Même RZA est là

Même RZA est là

Il est 3h00 du matin à Cannes, le lever est prévu dans 4h. A DEMAIN !



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