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« Chichis, beignets, toiles de Bansky, pas cher ! » Voilà ce qu’auraient pu entendre le week-end dernier les passants qui passaient à Central Park, New York City. Une vente du célèbre et non moins anonyme Banksy a eu lieu en pleine rue, avec des œuvres à 60 dollars pour des peintures qui en valaient de 40 000 à 160 000. Seul 8 tableaux ont été vendus pour une recette journalière de 420 dollars, la plupart des gens pensant à des copies. Une manière de se moquer des codes du marché de l’art, auquel veut échapper l’artiste anglais. Dans la vidéo ci-dessous, on voit un vieil homme tenir ce stand éphémère et attendre impatiemment le client.

 

Connu surtout pour ses tags en milieux urbain, à Londres et Bristol notamment, Banksy œuvre dans le domaine du subversif, de la provocation. Pour gagner du temps et éviter de se faire embarquer par la maréchaussée, il utilise des pochoirs. Banksy contribue comme un tas d’artistes à égayer un peu le quotidien bétonesque grisâtre de nos villes, à utiliser le milieu urbain pour mieux s’en évader. On est bien loin des affreux graffitis qui jonchent les ponts et wagons SNCF, qui il faut le dire, constituent la majorité du paysage graphique urbain.
Alors faut-il protéger le street art ?
Le problème est qu’on assiste souvent à une surenchère dans l’art pictural de rue. À peine un dessin voit le jour sur un mur ou un trottoir, que d’autres viennent le compléter/le ruiner. En ce sens il faudrait une législation capable d’encadrer et protéger le vrai street art. Un écueil majeur réside dans la question de comment déterminer ce qui est beau ou pas ? Rien de plus subjectif.
Certes ce serait une contradiction de réglementer certaines pratiques car il est dans l’essence de cette discipline de garder un caractère sauvage, illicite qui permet de s’approprier un lopin d’espace public pour le rendre moins morose. Mais un meilleur encadrement empêcherait certains travaux artistiques de se voir affubler d’un « Nique sa mère le maire » tagué en violet et orange.

En ce qui concerne Banksy, il continue d’investir les rues de New York au mois d’octobre, dans le cadre de l’expo « Better out than in ». On y trouve des peintures murales, des camions remplis d’agneaux en peluches et une vidéo qui a fait le tour des Internets, dans laquelle on voit des rebelles djihadistes lancer une rocket sur… Dumbo, le célèbre éléphant.

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